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Artistes à Paris

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2. Peintre à Paris: sur les pas de Salvador Dali à Paris….

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La première chose que Dalí a faite après être arrivé à Paris a été de rendre visite à Picasso, ceci a été prioroté avant sa visite du Musée du Louvre. À cela, Picasso, installé dans sa maison dans le rue de la Boétie, a remercié le peintre malaguène de sa préférence en lui disant : “vous avez fait très bien”.
Cet évènement est très probablement la première anecdote connue de Dalí à Paris, s’en sont suivies de multiples, propres d’un caractère provocateur.

Une autre anecdote s’est déroulé dans le Parc des Expositions de Paris. En effet, la conférence sur Dalí a eu un tel succès auprès du public que le manque d’espace a obligé aux organisateurs de  suspendre cette dernière. “Dalí avait prévu pour la conférence une grue, un rhinocéros, deux cents litres d’un lait philosophique. C’est cela le monde de Dali” ajoute Monste Aguer, créatrice de la Ruta de Dali del Instituo Cervantes de París.

“La mauvaise organisation  du spectacle a fait que les spectateurs sont devenus plus “daliens” que Dalí, lui-meme, et leur délire a surpassé les miens. C’était l’un des grands moments de ma vie” a commenté Dalí à propos de l’annulation.

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RIVE GAUCHE:

A: Cinéma Studio des Ursulines (10, rue des Ursulines, 75005)

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Le cinéma a été fondé comme une salle d’art et d’essai en 1926 et a accueilli pendant des années la projection de films de directeurs surréalistes comme Buñuel incluant très souvent des bagarres verbales et physiques.
Aujourd’hui il s’est transformé en cinéma de films infantiles. 

Le cinéma se situe dans le 15ème arrondissement de Paris dans le quartier du Panthéon.

Le 6 juin 1929, y est projeté, en avant-première, le film Un chien andalou, fruit de sa collaboration avec Luis Buñuel.

Salvador Dali commente: “En ce qui concerne les fourmis, il est très difficile de s’en procurer à Paris. Nous avons dépensé près de deux cents francs de taxi à la recherche de fourmis, indispensables pour un film d’avant-garde que Luís Buñuel et moi réalisions à Paris. Luís Buñuel, metteur dans scène, scénariste de Le chien andalou qu’il pense projeter le 15 mai environ au Studio des Ursulines.”

B: La Rotonde (105 bd Montparnasse 75006)

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Dès 1911, La Rotonde est l’un des lieux mythiques du quartier de Montparnasse. Un lieu de réunion de l’élite intellectuelle des années vingt, les nappes de ses tables portent les signatures de grands écrivains et des artistes du XXe siècle rappelant leur passage dans ce bar-restaurant.

Pendant la période d’entre-deux guerres, cet endroit était très célèbre du fait que de grands artistes internationaux vivant à Paris s’y réunissaient en particulier les peintres surréalistes.

La Rotonde accueille toujours de grands acteurs de la vie artistique actuelle.

Durant sa première visites à Paris, en 1926, Dalí assiste auprès de Buñuel aux réunions informelles que les artistes espagnols célèbrent dans le café de la Rotonde.

Dali dit: “Assis sous le soleil de printemps à la terrasse de la célèbre Rotonde dans le quartier Montparnasse, Picasso et un groupe de ses plus ardents admirateurs savouraient le rite familier de l’absinthe avec la petite cuillère de sucre”.

C: Le Dôme (108 bd Montparnasse 75014)

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Situé dans un coin de l’actuelle Place Pablo Picasso, le restaurant Le Dôme, est l’un des lieux historiques du quartier de Montparnasse.

Ce lieu a été fréquenté par de nombreux intellectuels et artistes et dans le passé il disposait de l’une des terrasses les plus emblématiques du boulevard de Montparnasse.

Le Dôme est été, selon quelques témoignages, l’endroit dans lequel se sont réunis les fondateurs de Magnum: Henri Cartier-Bresson,  David Seymour et Robert Capa, pour parler de la création de l’agence de photographie mythique.

Il se situe à seulement quelques mètres d’autres cafés et restaurants historiques, la Coupole et le Select, et en face même de la Rotonde. C’était l’un des cafés les plus fréquentés dans la première moitié du XXe siècle.

Pendant son séjour dans la capitale française, en 1929, Salvador Dali publie dans le journal La Publicitat de Barcelone sous le titre “Documental-París-1929” les sept articles qui reprennent ses impressions sur ce qui lui arrive à Paris.

Voici ce qu’il commente de ce lieu: “Au Dôme nous prenons un café-crème avec le cinéaste russe communiste Deslau, l’auteur de La Nuit électrique. Deslau apporte toujours un appareil minuscule qu’il met, à chaque instant, à profit pour le film qu’il réalise actuellement : un documentaire sur Montparnasse.”

D: La Coupole (102 bd Montparnasse 75014)

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La Coupole s’est appuyée sur une veillée mémorable comme il est raconté, le 20 décembre 1927, avec l’intention de se convertir en lieu de référence du boulevard de Montparnasse grâce à son ambiance, sa décoration et sa taille : mille mètres carrés.

Elle a connu son apogée dans la période d’entre-deux guerres. Elle apparaît mentionnée dans le livre “Paris était une fête” de Hemingway. À ses tables sont passées, la fine-fleur et la crème de la littérature, de la pensée, de la musique et des arts en général.

La Coupole se situe dans la moitié du tronçon le plus animé et le plus fréquenté du boulevard Montparnasse, en face du café-bar Le Select.

Ce local emblématique du Boulevard de Montparnasse a été un centre important des réunions d’intellectuels et d’artistes à Paris et que Dalí a fréquenté.

Sur ce lieu, Dali dit: “Cependant j’ai connu Robert Desnos une après-midi dans La Coupole, et après il m’a invité chez lui. Je portais toujours une peinture sous le bras comme échantillon. Il désirait l’acheter, mais il n’avait pas d’argent. Il a indubitablement compris l’originalité de ma peinture, intitulée le Premier jour de printemps, où le plaisir libidineux était décrit dans des symboles d’objectivité surprenante. Il a dit :” il ne ressemble à rien de ce qui se fait à Paris”. Après quoi, il a interminablement parlé de Robespierre avec une nervosité automatique cauchemardesque, un lyrisme tendu, inépuisable. Il a produit en moi un désir ardent et irrésistible de partir me coucher.”

“Dans le bar de la Coupole, je note les objets qu’une jeune fille assise porte dans ses bas transparents. Elle porte, de haut en bas: unun bouquet de violettes, trois cigarettes, un billet de 100 francs, une photographie d’un boxeur et près du pied, toujours sous son bas, un bracelet de brillants. “

E: Université de la Sorbonne (1, rue Victor Cousin, 75005)

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La Sorbonne est, avec Bologne, Oxford et Salamanque l’une des quatre plus anciennes universités du monde. Fondée au XIIIe siècle elle a subi une grande réforme en 1968, après les révoltes de mai.

À partir de cette année, les cinq facultés de l’Université de Paris ont été fractionnées pour se convertir en treize nouvelles universités inter-disciplinaires.

Quatre d’entre elles se partagent le bâtiment de la Sorbonne principalement les départements des Facultés de Lettres et de Sciences.

Précédée de la Place de la Sorbonne, cet édifice est le coeur du Quartier dénommé Latin, qui doit son nom du Moyen Âge lordque les étudiants parlaient le Latin comme langue académique. De nos jours, Le Quartier Latin est devenu un labyrinthe de librairies, de magasins, de restaurants et de cinémas d’art et d’essai.

Le 16 décembre 1955, Dalí donne une conférence à la Sorbonne de Paris, dans laquelle il explique sa méthode paranoïco-critique. La présentation s’intitule “Les aspects phénoménologiques de la méthode paranoïaque- critique” et elle traite d’un sujet qui l’obsède à ce moment-là, l’oeuvre de Vermeer La Encajera, la corne du rhinocéros et la morphologie du tournesol et du chou-fleur qui sont relatiés par des courbes logarithmiques parfaites.

Paris, le 18 décembre, Salvador Dali commente:
“Une apothéose dalinienne, hier après-midi, dans le temple du Savoir, devant une foule fascinée. À peine arrivé avec ma Rolls, remplies de choux-fleur, salué par des milliers de flashes, j’ai pris la parole dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Les assistants ébranlés attendaient impatients chaque fin de mots. Ils les ont eues. J’avais décidé de faire la déclaration la plus délirante de ma vie au peuple de Paris, parce que la France est le pays le plus intellectuel du monde, le pays le plus rationnel du monde, et moi, Salvador Dalí, je viens d’Espagne, qui est le pays le plus irraisonnable et le plus mystique de l’univers … “

F: Station de metro Saint-Michel (Place Saint-Michel, 75006)

Paris - Juillet 1969 --- Féru de "happenings", Salvador DALI est descendu dans le métro avec un tamanoir, animal symbole du surréalisme. En sortant de la station Bastille, celui-ci a trouvé sur le sol du lait dont il est très friand. Mais le lait est aussi un symbole dalinien : l'angélisme. Légende photo donnée par l'artiste lui-même : "Salvador Dali sortant du sous-sol du subconscient tenant en laisse un tamanoir romantique, l'animal qu'André Breton avait choisi comme ex-libris."

Paris – Juillet 1969 — Féru de “happenings”, Salvador DALI est descendu dans le métro avec un tamanoir, animal symbole du surréalisme. En sortant de la station Bastille, celui-ci a trouvé sur le sol du lait dont il est très friand. Mais le lait est aussi un symbole dalinien : l’angélisme.
Légende photo donnée par l’artiste lui-même : “Salvador Dali sortant du sous-sol du subconscient tenant en laisse un tamanoir romantique, l’animal qu’André Breton avait choisi comme ex-libris.”

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Sous la place Saint-Michel se trouve un centre névralgique de transports parisiens qui inclut une station de métro fréquentée, une station de trains de banlieue de la région parisienne (RER).

La station RER a été le lieu d’un attentat commis par un groupe islamiste radical algérien qui s’est soldé par huit morts et plus de cent blessés. Une plaque dans la station rappelle l’événement tragique.

La station du métro Saint-Michel se trouve sous l’une des places les plus symboliques de Mai 68 et l’une des plus touristiques de la capitale. Un lieu de rencontre, la place se trouve près de Notre Dame et du Pont Neuf ainsi que du boulevard de Saint-Germain auquel on a accès depuis la Seine. Depuis la place on accède de la même manière aux rues célèbre comme par exemple Rue de la Huchette avec ses restaurants touristiques.

En décembre 1933, Dalí publie dans la revue Minotaure, numero 3-4, son article “De la beauté terrifiante et comestible de l’architecture de Style Moderne” le texte s’illustre avec des photographies d’une entrée du métro de Paris prises pour Brassaï. Héctor Guimard, l’auteur des bouches de Métro de Paris, se convertira, tout comme Gaudí, en l’un des grands paradigmes daliniens.

Dalí dit à ce sujet: “Et un jour, dans le coeur même de Paris, j’ai fait la découverte des entrées 1900 du métro que malheureusement on détruisait déjà pour les remplacer par des constructions horribles modernes et”fonctionnelles”. Le photographe Brassaï a pris une série de photos des éléments ornementaux de ces entrées, et les gens ne pouvaient pas simplement en croire leurs yeux, le style Moderne devenait alors tellement “surréaliste” par la dictée de mon imagination. Les gens ont commencé à chercher des objets 1900 dans les encans, et de temps en temps, on les voyait se lever timidement à côté des grimaces d’un masque de Nouvelle-Guinée, le visage de l’une de ces belles femmes extatiques de terre cuite teintes de verts. Le plus probable consiste en ce que l’influence de la période 1900 commençait à faire sentir sous forme d’une intrusion croissante. “

“Les deux lieux que je ne veux jamais cesser de voir chaque fois que je reviens de New York (strictement et mathématiquement une fois par an) ce sont les portes glorieuses du métro de Paris, incarnation visqueuse de tout l’aliment spirituel de la Nouvelle Ère Marx, Freud, Hitler, Proust, Picasso, Einstein, Max Planck, Gala, Dalí et tout, tout et tout; l’autre lieu est la station très insignifiante de Perpignan, où, pour des raisons qui ne sont pas encore tout à fait connues, le cerveau et l’âme de Dalí ont trouvé leurs idées les plus sublimes. “

G: Galerie Goemans (49, rue de Seine 75006)

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Dans la Galerie Goemans (du 20 novembre au 5 décembre 1929), a lieu la première exposition individuelle de Dalí à Paris. André Breton écrit le prologue du catalogue. Avant l’inauguration, le vicomte de Noailles acquiert Le jeu lugubre et André Breton L’adéquation du désir. D’autres huiles se vendent de la même manière avant le vernissage.

“Terminées mes oeuvres, elles étaient emballées avec le “soin maniaque” que j’avais réussi à inculquer à un ébéniste de Figueres que je dois mettre à la liste interminable de mes martyrs anonymes. Les oeuvres ont été embarquées vers Paris pour l’exposition qui devait être célébrée, du 20 novembre au 5 décembre, dans la Galerie Goemans.”

H: Magasin de peinture Sennelier (3, quai Voltaire 75007)

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Parmi les lieux mythiques qui l’accompagnent pendant ses séjours à Paris sont l’Hôtel Meurice, des restaurants comme le Maximâs, le Lasserre, le Doyen, La Tour d’Argent ou Franc Pinot et des lieux singuliers, mais d’une grande importance, comme le magasin Sennelier, sur la rive gauche.

Dans la succursale principale de Sennelier, sur les quais en face du Louvre, l’artiste s’est approvisionné : des toiles, des couleurs et surtout les pinceaux de zibeline qu’il use tant pour ses voiles, ou les médium en résine d’ambre.

I: Musée d’Orsay (1, rue de la Légion d’Honneur, 75007)

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L’interieur de la nouvlle gare d’Orleans – Paris – Ile de France – France

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Le Musée d’Orsay est la pinacothèque qui possède la plus grande collection de peinture impressionniste au niveau mondial. Il a été inauguré en 1986 dans l’ancien bâtiment qu’occupait la station de voie ferrée d’Orsay, situé sur la rive gauche de la Seine.

Il héberge de plus des collections de peinture et de sculpture, d’arts décoratifs, de photographies et d’architecture et organise des expositions et des performances éphémères.

Le Musée est situé sur les berges-même de la Seine, sur la rive gauche. En traversant la rivière par un pont proche, on peut se rendre au Musée du Louvre. Le musée d’Orsay se trouve dans le septième arrondissement, dans un quartier de références culturelles de la capitale française.

Dalí, à son pas par le Gare d’Orsay à la fin des années 20 et des principes des 30, n’a pas imaginé que la dite station logerait, beaucoup d’années après, l’huile qui a influé tant sur son oeuvre et sa pensée : L’Angelus (1857-1859) de Millet.

Salvador Dalí commente: “L’après-midi suivante j’ai pris le train pour l’Espagne et, avant de partir, j’ai mangé dans le Gare d’Orsay une soupe de vermicelles qui a été pour moi un rêve dans lequel  chantaient tous les anges du ciel. C’était la première fois, depuis ma maladie, que je recommençais à avoir de l’appétit. Chacun des vermicelles glissants semblait me chuchoter :” tu ne dois pas être malade, puisque tu n’as pas à te mettre Paris dans la poche “.

“J’ai pendu donc mes maladies au porte-manteau de la Gare d’Orsay, comme si c’était un vieux pardessus qui ne pouvait pas me servir pour l’été dans lequel je m’embarquais. Si un autre hiver j’avais besoin, pour une indisposition, de me couvrir devant l’inclémence de mon mauvais sort, je préférerais acheter un manteau flambant neuf. Et je me suis retiré dans mon wagon-lit du train qui partait directement en Espagne et qui me déposait à Figueres.

“Que j’avais atteint la renommée, je l’ai senti et l’ai su au moment même où j’ai mis pied à terre dans la Gare d’Orsay, à Paris. Mais je l’avais atteinte sans le faire remarquer et si rapidement, que je me suis retrouvé seul, sans être connu de personne et sans passeport et bagages”.

“Nous prenons le train dans la Gare d’Orsay chargés comme des abeilles. Quelles limites a ma mémoire, j’ai toujours souhaité voyager avec mes documents c’est-à-dire avec environ dix valises remplies de livres, photos de morphologie, d’insectes, d’architecture, de textes et de notes infinies”.

RIVE DROITE:

J: Musée du Louvre (75001)

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Le plus célèbre des musées nationaux français est consacré à l’art antérieur à l’impressionnisme, beaux arts et archéologie et les arts décoratifs.

Ses très amples collections sont le résultat d’un double effort historique. Au collectionisme développé par la monarchie française le long de quelques siècles, s’est joint l’effort des hommes des Lumières, due l’effet de la Révolution française et des campagnes archéologiques et des achats intensifs durant tout le XIXe siècle.

L’ouverture du Louvre en 1793 a signifié, à l’intérieur de l’histoire des musées, la cession des collections privées des classes dirigeantes (la monarchie, l’aristocratie et l’Église) aux galeries de propriété publique pour jouissance par l’ensemble de la société.

Grâce à cela le Louvre a constitué l’ancêtre de tous les grands musées nationaux européens et nord-américains, et de fait il a été le modèle pour plusieurs d’entre eux. C’est le musée d’art le plus visité du monde, très célèbres pour ses chefs-d’oeuvre, spécialement La Joconde de Leonard de Vinci.

Le Louvre se situe au centre de la capitale française où il borde son voisin le Jardin des Tuilleries sur la rive droite de la Seine.

Pendant le mois d’avril 1926, Dalí voyage à Paris en compagnie de sa tante et de sa soeur pour connaître personellement Picasso. Le peintre Manuel Ángeles Ortiz qu’il connaissait par l’intermédiaire de Lorca qui les présenta. Selon ce qui se raconte, Dalí montre à Picasso deux huiles : la première est la Jeune fille de Figueres et la deuxième est très probablement: Depart.

Salvador Dalí dit: “Quand je suis arrivé à la maison de Picasso, rue de la Boétie, il était si profondément ému et si plein de respect comme s’ille Papa Noël lui rendait visite.”Je suis venu vous voir avant d’aller au Louvre…. lui ai-je dit.”

“Vous avez très bien fait m’a-t-il répondu.”

H: Centre Pompidou (19, Rue Beaubourg, 75004)

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Le 18 décembre 1979, est inaugurée l’anthologie du peintre la plus ambitieuse célébrée au Centre Pompidou de Paris. On inaugure aussi l’environement conçu spécialement par le centre. L’exposition est clôturée le 14 avril 1980 et est considérée comme l’exposition la plus visitée depuis l’ouverture du musée en 1977.

Salvador commente ainsi cette exposition à Pompidou: “D’abord, je dois dire que cette exposition, j’avais la possibilité de la faire dans le Grand Palais et dans le Centre Pompidou. J’ai choisi Pompidou parce que c’est un lieu qui ne ma plaît pas du tout. Et comme je suis une personne éminemment paradoxale, j’ai pensé que, pour faire une manifestation frappante, Pompidou fournirait plus d’effet que le Grand Palais.  Je ferai, bien sûr, le maximum dantipompidouisme qui peut être fait dans cette structure. Et je veux que ce soit l’exposition la plus visitée de Paris, et ce le sera “.

“La condition unique que Dalí nous a imposée dit Daniel Abadie, un commissaire conservateur du Centre Pompidou, à Miguel Ramos, du Cambio 16 a été celle de liberté totale. Et voilà que nous sommes orgueilleux d’avoir accepté ce défi.”

I: Hotel Le Meurice (228, rue de Rivoli 75001)

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À partir de 1949, Dalí change l’Hôtel Meurice en sa résidence habituelle durant ses séjours à Paris. Là, il reçoit les médias, présente des peintures et des livres, organise des expositions, des cours de dessin, des défilés de mode et différentes performances.

“Toute ma vie mentale est faite des enregistrements de visions avec l’objectif de réaliser une superposition totale et orgasmique. Il y a une partie de la Rue de Rivoli qui me semble sublime, en allant de l’Hôtel Meurice à Vendôme que je fais “apparaître” au dernier moment. Le plus important, en vieillissant, est cette l’élimination d’images inutiles que j’effectue. À mesure que j’écarte des images, celles qui restent acquièrent une acuité fabuleuse et elles me maintiennent à distance de moi-même, ou plutôt elles me tiennent en haleine sans laquelle je ne serais pas moi-même “.

J: Boutique Elsa Schiaparelli (21 place Vendôme 75001)

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Elsa Schiaparelli était une créatricea de mode italienne inventeuse du dénommé “Rose shocking”.

En 1927, elle ouvre son premier magasin à Paris “Pour le Sport” et collabore avec les artistes surréalistes comme Salvador Dalí, (qui a créé un foulard assorti d’une langouste pour l’une de ses robes), Jean Cocteau ou Alberto Giacometti pendant les années 30.

Comme son voisin, l’hôtel Ritz, la boutique se trouve à côté du Ministère de la Justice, sur la place Vendôme, sur laquelle ont leur siège certains des magasins de mode, de luxe et de bijouteries les plus sélectes de Paris.

Durant la décennie des 30, Schiaparelli élabore en collaboration avec Dalí quelques uns de ses modèles les plus célèbres; parmi eux, le chapeau-chaussure, la robe-squelette et la robe-déchirure.

Aussi l’influence de Dalí est notoire avec Bettina Bergery dans les installations qu’elle imagine pour la boutique de Schiaparelli située sur la placeVendôme.

Dali commente à propos de cette époque: “Rien n’est, en effet, plus tragique et vain que la mode, et de la même façon que pour une intelligence du premier ordre, comme la mienne, la guerre de 1914 fut représentée par Mademoiselle Chanel, la guerre qui allait éclater quelques temps après et liquider les révolutions d’après-guerre symbolisée, non par les polémiques surréalistes du café de la place Blanche nº135 ni par le suicide de mon grand ami René Crevel, mais par l’établissement de nouvelles tendances qu’Elsa Schiaparelli se disposait à inaugurer sur la place Vendôme”.

K: Restaurant Maxim’s (3, rue Royal 75008)

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Dalí inclut dans son livre “Les diners de Gala”(1973), édité par Draeger, les recettes préparées par de grands maîtres de la gastronomie française. Parmi les restaurants, il mentionne Maxim’s. Dans les années 80, étant plus âgé, Dalí demanda qu’on lui envoit un enregistrement de la musique que Maxim’s passait à ses clients.

“Comme chaque année, Salvador Dalí a installé son magasin nomade dans un palace parisien (…). Il a dîné chez Maxim’s, a mangé à la Tour d’Argent. Sa nouvelle passion : la peinture au laser. Ses six jours y incluent un septième : le dimanche, pour Dalí, qui est un jour comme un autre, avec un “grand lever” et une sieste. Il repart pour Cadaqués et reviendra en automne pour manger des ortolans.

Il commente: “Avant de manger chez Maxim’s, je me suis concentré d’une manière plus urgente à l’idée de la mort de Malebranche. Comment percevrons-nous les objets dans l’ vie celle qui suit notre mort? Les couleurs, les formes, les structures, sont-elles les mêmes que durant la vie ? Non “.

L: Ancienne Galerie des Beaux Arts (140, rue du Faubourg Saint Honoré, 75008)

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Le 17 janvier 1938, la Galerie Beaux Arts de Paris inaugure  l’ “Exposition Internationale du Surréalisme”, organisée par André Breton et Paul Éluard. Dalí et Max Ernst apparaissent dans le catalogue comme conseillers spéciaux de l’exposition. Dalí présente, parmi d’autres oeuvres, le “El Taxi lluvioso” qui ouvre l’exposition.

Comment Dalí juge l’exposition surréaliste de 1938. Le montage de cet Olympe du désir surréaliste avait permis des scènes de moralité curieuse. Breton avait accepté sans cligner un oeil, le mannequin de Duchamp avec un chapeau d’homme, un costume avec une veste dont la pochette s’illuminait au moyen d’une ampoule; sur son pubis, on pouvait lire l’inscription au crayon : rose sélavy.*

Masson présenta pour sa part un mannequin dont la tête était enfermée dans une cage à oiseaux. Mais quand Max Ernst a voulu monter un couple constitué d’un homme avec une tête de lion enlassant une femme habillée de deuil et dont la jupe remontée laissait entrevoir un boxer en soie une rose où une ampoule électrique brillait, le scandale éclata: “Pas de feu dans les culottes!”, dît Breton. Et Max Ernst dût éteindre cette flammede désir immoral. Le “chef” du surréalisme tombe presque foudroyé par une apoplexie quand, un matin, il découvrit un mannequin nu, de je ne sais pas qui, qui portait un aquarium suspendu entre les cuisses et où nageait un poisson rouge. Ses cris perçants ont rempli la galerie et l’aquarium a été pulvérisé. D’abord le feu, et maintenant l’eau et les poissons, ils étaient condamnés aux enfers de la morale bourgeoise. Comme chaque mannequin avait été baptisé par le nom d’une rue : rue Faible, rue Vivienne, rue aux Lèvres, rue d’une Perle, rue de la Transfusion de Sang, rue Cerise, on avait ici imaginé un Paris idéal … où il ne manquait plus que la rue de l’Évêché et celle-là du Confessionnal. Dans ce climat, j’ai proposé de créer un “Commissaire General d’Imagination Publique” qui échappait aux furies de Breton bilieux, pointilleux et, pour mon goût, trop conditionné aux rêves rationnels et judicieux. Pour ma part, j’avais apporté un mannequin avec une tête de toucan en carton noir; je l’ai orné avec un oeuf entre les deux sinus et l’ai vêtu d’une multitude de cuillères. Un guéridon en paille soutenait mon téléphone anaphrodisiaque dont le récepteur était un homard bouilli.

Bien sûr, ils avaient limité ma participation à cet exercice de style et à l’exposition du grand Masturbateur et de la Girafe ardente. J’ai donné le coup de semonce, après avoir demandé que dans la cour d’entrée qui donnait accès à la galerie s’érigeât un monument constitué d’un taxi dont le toit percé laisserait filtrer une pluie continue sur une Vénus appuyée sur un lit de lichens et conduit par un monstre. J’ai cru que Breton entra dans une furie apocaliptique. C’était la veille de l’inauguration, et je venais de déjouer tous ses plans. Mais je fus convaincant. L’assemblée m’a acclamé et, lorque la séance fut terminée, je rédigea le projet de mon taxi pluvieux “pour des dames snobs et surréalistes”, avec une tapisserie spéciale et l’installation de pluie intérieure, deux cents escargots de Bourgogne, et douze grenouilles naines chacune d’elles avec une couronne très fine installée sur la tête. Le chauffeur devait se couvrir avec un casque construite avec une machoire de requin. La dame serait de préférence vêtue d’une cretonne sordide, estampée de l’Angelus de Millet et de ses sensationnelles Glaneuses. On l’a acté et j’ai signé.

On ne trouva pas les grenouilles, mais l’exposition ouvrit le 17 janvier 1938 avec l’odeur de café torréfié et sous les cris de singes africains propagés par un phonographe.
J’ai partagé avec Max Ernst le titre de conseiller spécial très spécial.

Sur l’annonce on pouvait lire : Le descendant authentique de Frankenstein, l’automate “énigmarelle”, construit en 1900 par l’ingénieur américain Ireland, traversera à minuit et demi, avec sa chair et ses os fictifs, la salle de l’exposition surréaliste. À vingt-deux heures, L’exposition fut inaugurée par André Breton. Une apparition d’êtres, d’objets, d’histoire, de trèfle de viande, l’obstacle d’Hélène Vanel, de coqs attachés à des fixations fluorescentes, de sauts de lit, de sculptures hydrophiles, les plus belles rues de Paris, le Taxi pluvieux, un ciel de chauves – souris…”

M: Domicile de Picasso (23, Rue Boétie 75008)

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“Je ne rêvais pas de l’amour, mais de la gloire, et je savais que le chemin du succès passait par Paris. Mais en 1927 et 1948 Paris était loin de Figueres; loin, mystérieux et grand. Je suis arrivé un matin avec ma soeur et ma tante, pour prendre la mesure, comme un boxeur dans un round d’essai.

D’abord j’ai découvert Versailles (mais j’ai continué de préférer l’Escurial) et le poussiéreux Musée Grévin. Ma confiance était plus grande chaque jour, mais je n’évoluais pas. J’avais besoin de recevoir l’investiture de l’unique parisien qui contait à mes yeux : Pablo Picasso.

J’ avais soigneusement préparé mon intronisation. Je savais que Picasso avait déjà vu à Barcelone une de mes toiles, une Jeune fille de dos, et qu’elle lui avait plue, puisqu’ilavait parlé d’elle à son marchand, Paul Rosenberg, qui à son tour m’avait écrit pour me demander des photographies de mes oeuvres. J’avais sollicité à un ami de Lorca, un peintre cubiste, Manuel Ángel Ortiz, afin qu’il m’accompagna dans son studio. Dès mon arrivée au nunéro 23 rue La Boétie, j’ai su tout de suite que les deux boutons de jade de ses yeux m’avaient reconnu. J’étais” l’autre, l’unique capable de lui donner la réplique “. En vérité, maintenant, je sais que le monde était un peu petit pour nous deux. Par chance, j’étais jeune!”

N: Ancienne Galerie Pierre Colle (29, rue Cambacérès, 75008)

En juin 1931, Dalí présente sa première exposition personnelle dans la Galerie Pierre Colle . Le peintre expose au total 27 oeuvres : seize peintures, sept pastels, un cuivre et trois objets de Style Moderne. Entre les peintures exposées La persistance de la mémoire est très remarquée.

“D’ici à quinze jours je retourne à Port Lligat (Cadaqués), où j’ai une maison minuscule entièrement construite de nickel, de verre et de toile cirée, où je pense rester pour une longue période de travail. Au printemps, mon marchand Monsieur Pierre Colle prépare une grande exposition de toutes mes dernières oeuvres. À l’automne prochain, je prépare de grands voyages”.

O: Museo Gustave Moreau (14, rue de la Rochefoucauld 75009)

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En 1970, le jour du poisson d’avril en France (l’équivalent au jour des Saints Innocents en Espagne), Dalí annonce dans une conférence de presse, au Musée Gustave Moreau de Paris, la création du Théâtre-musée Dalí de Figueres.

“Moreau s’installe dans une maison de la rue La Rochefoucauld qu’il souhaitera léguer à l’état. Ce musée Gustave Moreau subira le même sort que les peintres de la Belle Époque : il tombera dans l’oubli et restera dans l’anonymat dans une rue de Paris”

 

 

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