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Artistes à Paris

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1 CINÉMA À PARIS: Luis Buñuel itinéraire à Paris…

cinema-a-paris-luis-bunuel-itineraire-a-paris-tiic-studios ruta-luisbunuel A: Cinéma Studio 28 (10 Rue Tholoze, 75018) studio_28_vers_50_01 studio-28 Le Studio 28 fut le théâtre du scandale suscité par le second film de Buñuel, L’Age d’or (La Edad de Oro) qui provoqua l’ire de plusieurs organisations ultraconservatrices françaises : au cours de la première du film, elles saccagèrent cette salle mythique du quartier de Montmartre conçue par l’artiste et cinéaste français Jean Cocteau. Suite à ces troubles, le film fut interdit en France pendant cinquante ans. _ Le film (L’Age d’or) sortit comme Un chien andalou au Studio 28, et on le joua pendant six jours devant des salles pleines. Après quoi, tandis que la presse de droite se déchaînait contre le film, les Camelots du Roi et les Jeunesses Patriotiques attaquèrent le cinéma, lacérèrent les tableaux de l’exposition surréaliste qui se tenait dans l’entrée, lancèrent des bombes sur l’ecran, cassèrent des fauteuils. Ce fut “le scandale de L’Age d’or”._   B: L’ ancien Café Cyrano (82 bd Clichy 75018) cafe-cyrano cafe-cyrano Le Café Cyrano, aujourd’hui disparu et remplacé par un fast-food, fut pendant des années le centre de réunion du groupe surréaliste à Paris, emmené par André Breton qui vivait à une soixantaine de mètres de là. Buñuel et Dalí participèrent à ces réunions. L’endroit, situé dans la partie basse des collines du quartier de Montmartre, se trouve à côté du cabaret du Moulin Rouge. Luis Buñuel dit: “Je suis allé au café Cyrano où on m’a présenté Breton et tous les autres du groupe surréaliste.” C: Ancienne maison d’André Breton (42 rue Pierre Fontaine, 75018) casa-andre-breton andre-breton-en-casa the-surrealists1930_1 La maison d’André Breton, dont la façade n’est plus visible aujourd’hui depuis la rue du fait de la construction du théâtre Comédie de Paris, se trouve à peine à soixante mètres du café Cyrano aujourd’hui disparu. Le logement de l’auteur du Manifeste Surréaliste, poète et critique français André Breton, était l’un des lieux de réunion du groupe surréaliste. Le logement d’André Breton se trouve dans l’un des quartiers les plus connus et pittoresques de Paris, le quartier de Montmartre, à moins de cent mètres du plus célèbre cabaret parisien, le Moulin Rouge, sur un boulevard où sont installés de nombreux magasins et établissements de spectacles érotiques. Luis Buñuel dit: “Mon entrée dans le groupe surréaliste se passa comme une chose très naturelle, très simple. Je fus admis aux réunions quotidiennes qui se tenaient au Cyrano et plus rarement chez Breton, au 42, rue Fontaine.” D: Passage Jouffroy (9, rue de la Grange Batelière, 75009) 2-jouffroy-hotel-ronceray14   descarga Construit en 1845, ce passage commerçant, dans lequel se trouve la sortie du musée de cire de Paris, le musée Grévin fondé en 1882, fut conçu comme le prolongement du passage des Panoramas. Le passage Jouffroy fut le premier passage parisien construit intégralement en verre et en fer. Il fut réhabilité en 1987. Il est interdit d’y faire des photographies ou d’y filmer des images vidéo sans autorisation. Le passage se trouve dans le neuvième arrondissement, au coeur de Paris et il donne sur l’avenue des Grands Boulevards, l’une des plus commerçantes et historiques de la capitale française. Son entrée située la plus au nord le connecte à plusieurs rues qui débouchent sur la rue Lafayette. Pour Buñuel, ce passage regorge d’histoire et de symboles. À sa sortie, on trouve l’entrée de l’hôtel Ronceray, là où ses parents passèrent leur lune de miel. Dans ce passage, Buñuel tourna la dernière scène de son dernier film, Cet obscur objet du désir (Ese oscuro objeto del deseo), projeté pour la première fois en 1977. E: Hotel Ronceray (10, Boulevard Montmartre 75009) 42 L’ hôtel fut fondé au début du XIXème siècle. Actuellement, il compte 130 chambres et parmi ses hôtes historiques, on compte le musicien italien Rossini, qui mourut dans la capitale française en 1868. Un buste du compositeur est installé dans la réception de l’hôtel, à laquelle on accède par l’un des étroits escaliers situés à l’entrée du Passage Jouffroy qui donne sur le boulevard Montmartre. La façade de l’hôtel préside la principale entrée du Passage Jouffroy, située sur l’Avenue des Grands Boulevards, dans le neuvième arrondissement, au coeur du Paris commerçant. Il se trouve à proximité des grands magasins Galeries Lafayette et de la Bourse des Valeurs. Luis Buñuel dit: “A mon arrivée à Paris, ne sachant où loger, j’allai tout naturellement à l’hôtel Ronceray, passage Jouffroy, où me parents avait passé leur voyage de noces en 1899, et m’avaient conçu.” F: Théâtre du Vieux Colombier (21 Rue du Vieux Colombier, 75006) 558638069 Ce théâtre fut fondé par Jacques Copeau en octobre 1913, dans l’ancien Athénée Saint-Germain. Il prit le nom de la rue où il était situé, la rue du vieux colombier pour en faciliter la localisation. Il fut sur le point de disparaître en 1975, mais après une série de manifestations d’acteurs pour sa défense, il fut déclaré monument historique en 1978. En 1986 il fut racheté par l’Etat. Il fait aujourd’hui partie du groupe de salles de la Comédie Française. Le théâtre se trouve à proximité de la rue commerçante de Rennes, à deux pas de la place Saint-Germain, et de deux autres artères particulièrement fréquentées et pleines de commerces, de librairies, d’hôtels, de grands magasins importants : le boulevard Raspail et la rue de Sèvres. Luis Buñuel dit: “Depuis mon arrivée à Paris, j’allais fréquemment au cinéma, beaucoup plus souvent qu’à  Madrid, jusqu’a trois fois par jour… Le soir je me rendais au Vieux Colombier ou au Studio des Ursulines (¦) C’est en voyant “Der Müde Tod” (les Trois lumières) que je sentis, sans l’ombre d’un doute, que je voulais faire du cinéma (¦) Faire du cinéma. Mais comment ? Espagnol, critique occasionnel, je n’avais rien de ce qu’on appelle des relations.” G: La Coupole (102 bd Montparnasse 75014) 11d9ea6f98744ca39ce0277ec24606f1 1173 L’anecdote rapporte que la Coupole fut fondée au cours d’une soirée mémorable, le 20 décembre 1927, en ayant pour vocation de devenir un haut lieu du boulevard Montparnasse, grâce à son ambiance, sa décoration et sa taille (mille mètres carrés). Cette brasserie vécut son âge d’or au cours de l’entre deux-guerres: elle est mentionnée dans le livre Paris est une fête d’Hemingway et elle a vu passer à ses tables la crème des musiciens et des artistes en général : une longue liste de noms aussi illustres que variés, tels que Simone de Beauvoir, Pablo Picasso, Jean-Paul Sartre, Joséphine Baker, Man Ray, Édith Piaf, Marlene Dietrich, Ava Gardner ou Carlos Gardel, parmi tant d’autres. Certains éléments architecturaux comme ses colonnes ont été déclarés au patrimoine national par l’Etat français. La Coupole se trouve au centre de la partie la plus animée et fréquentée du Boulevard Montparnasse, entourée de cinémas, de librairies, d’autres restaurants et cafés tels que le Select, qui se trouve juste en face. Dès le début, Buñuel fréquentait la brasserie La Coupole, l’une des plus célèbres de Paris et probablement l’une des plus représentatives du quartier de Montparnasse, où Buñuel résida à son arrivée en France et où il avait l’habitude de descendre lors de ses séjours à Paris, après son exil mexicain. Luis Buñuel dit: “Je fus invité lors de l’inauguration de La Coupole, à Montparnasse. Man Ray et Aragon m’y donnèrent rendez-vous pour organiser la première projection de Un chien andalou.” H: Le Dôme (108 bd Montparnasse 75014) 784 montparnasse-1929-eugene-deslaw-001 Situé à un angle de l’actuelle Place Pablo Picasso, le restaurant Le Dôme est l’un des établissements historiques du quartier Montparnasse, avec la Closerie des Lilas. Ce fut l’un des cafés les plus à la mode de la première moitié du xxe siècle. Cet endroit fut fréquenté par de nombreux intellectuels et artistes. Parmi les Espagnols ou les Latino-américains, on peut citer plus particulièrement Diego Rivera et Luis Buñuel. Il est situé à quelques mètres des autres cafés et restaurants historiques, la Coupole el Le Select, et en face de la Rotonde elle-même. Il s’agit de l’un des cafés préférés de Buñuel, qui logeait à moins de cent mètre du Dôme, à l’Hôtel L’Aiglon. La terrasse du Dôme était la plus fréquentée du quartier à l’époque où s’y rendait Buñuel. C’est en tout cas ce que rapportent des chroniques des années vingt. Luis Buñuel dit: “J’avais déjà mes habitudes à Montparnasse, où La Coupole, n’existait pas encore. Nous allions au Dôme, à La Rotonde, au Sélect et dans tous les cabarets fameux de l’epoque.” I: Hôtel Aiglon (232 Boulevard Raspail 75014) div-tri16-059660 21 L’Hôtel Aiglon est un ancien hôtel récemment rénové qui se trouve dans une zone tranquille du quartier Montparnasse. Outre Buñuel, l’hôtel accueillit à de nombreuses occasions l’artiste suisse Giacometti. La rénovation de l’hôtel a maintenu l’esthétique connue par Buñuel, avec des motifs décoratifs des années vingt. Un élément caractéristique de l’hôtel est constitué par les mosaïques de style Art Déco dont sont décorées les salle-de-bains. À la réception, on trouve des photographies de Man Ray, ami et voisin de Buñuel dans le quartier. Cet hôtel est situé dans un coin tranquille, à moins de deux cents mètres des cafés et des restaurants que Buñuel préférait dans le secteur. Une partie de la façade donne sur le cimetière du Montparnasse et l’autre sur le boulevard Raspail. C’est à l’hôtel L’Aiglon que Buñuel résida au cours de ses premières années à Paris, et à chaque fois qu’il revenait dans la capitale française au cours de son exil au Mexique. Sa chambre favorite se trouve au cinquième étage. Il y travailla souvent, avec son principal scénariste, Jean-Claude Carrière. Buñuel passait de longs moments à regarder l’immanquable vue qu’offre le balcon de cette chambre : le cimetière du Montparnasse. Le cimetière, où sont enterrés entre autres le penseur français Jean-Paul Sartre ou le général mexicain Porfirio Díaz, était également un lieu de promenade pour le réalisateur de cinéma. Luis Buñuel dit: “Ma vie s’organisait simplement : fixé au Mexico, je venais chaque année passer plusieurs mois en Espagne et en France pour l’ecriture du scénario ou pour le tournage.” J: Studio des Ursulines (10, rue des Ursulines, 75005) bouhours_01 Le cinéma fut fondé en 1926 comme salle d’art et essai, et assura pendursulines_histo_1ant des années la projection de films des réalisateurs surréalistes tels que Buñuel avec les bagarres physiques et verbales qui en dérivait. Au cours des dernières années, il est devenu un cinéma pour un public d’enfants et de jeunes. Le cinéma se trouve dans le cinquième arrondissement, dans le secteur du Panthéon. Cette première représentation publique de Un chien andalou fut organisée sur invitations payantes aux Ursulines et réunit ce qu’on appelait alors la fine fleur de Paris, c’est à -dire quelques aristocrates, quelques écrivains ou peintres déjà célèbres (Picasso, Le Corbusier, Cocteau, Christian Bérard, le musicien Georges Auric) et bien entendu le groupe surréaliste au grand complet. Luis Buñuel dit: “Très nerveux comme on l’imagine, je me tenais derrière l’écran avec un gramophone et, pendant la projection, je faisais alterner des tangos argentins et Tristan et Yseult. J’avais mis quelques cailloux dans mes poches, pour les lancer sur l’assistance en cas d’echec. (¦) Je m’attendais au pire. Mes cailloux ne furent pas nécessaires. À la fin du film, derrière l’ecran, j’entendis des applaudissements prolongés et je me débarrassai discrètement, sur le plancher, de mes projectiles. Mon entrée dans le groupe surréaliste se passa comme une chose très naturelle, très simple.” Propos de Luis Buñuel. Mon dernier soupir.  Jean Claude Carrière.  Ed. Ramsay, Paris, 2006   Vous pouves retrouver maintenant une entrevue de Luis Buñuel en français dans le quiz: QUIZ Luis Buñuel itinéraire à Paris…

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